Santé - Exercice physique - Endurance |
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Le sport : C’est bon pour le corps mais aussi pour la tête
Les effets de la morphine sur l’homme sont connus depuis bien longtemps. Cette morphine extraite d’une plante est bien évidemment une substance étrangère à notre corps. Cependant, en l’absence totale d’apport extérieur de morphine, il existe des récepteurs cellulaires à cette molécule. C’est donc que l’homme est capable de secréter lui-même un produit identique. Ces peptides opioïdes sont appelés les endorphines et sont libérés dans certaines situations stressantes ou lors de la pratique de l’exercice musculaire. Le lobe antérieur de l’hypophyse est la source principale des bêta-endorphines, qui sont libérées dans le sang en même temps que les hormones nécessaires à exciter la corticosurrénale(ACTH). Leur action serait antalgique, thermo-régulatrice, stimulant de l’appétit avec éventuellement une action sur la ventilation. Mais l’effet, la plus «utile» des endorphines est d’augmenter le seuil de perception de la douleur permettant ainsi au sportif de dépasser chaque fois plus son niveau de compétences physiques. La quantité d’endorphines augmente pendant l’exercice et atteint 5 fois les valeurs de repos, mais il faut pour cela maintenir l’effort pendant plus de trente minutes à plus de 60 % de ses capacités respiratoires (VO 2 max).
1. Effets euphorisants 2. Effets anxiolytiques 3. Effets antalgiques
La question qui se pose est évidemment de savoir si les endorphines créent un effet de dépendance identique à celui de la morphine. Sur ce point, les divers travaux sont rassurants car les endorphines, secrétées par l’organisme humain, sont rapidement détruites par ce même organisme. Il s’agit plutôt d’une dépendance psychologique, le sportif étant enclin à rechercher ce bien être et cette sensation de non fatigue par l’exercice physique. C’est plutôt une relation « affective » qui se crée entre le sportif et la course à pied notamment, relation qu’il sera chaque fois plus difficile d’interrompre.
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