| Santé - Tapis de course - Performances |
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Quand on se met à faire du sport, on augmente naturellement son rythme respiratoire, les battements cardiaques et la circulation sanguine s’accélèrent. Si l’effort s’intensifie, tout le système de distribution de l’oxygène suit le mouvement. On respire de plus en plus vite et le cœur monte en fréquence. Puis il arrive un moment où l’apport en oxygène plafonne, on est arrivé au maximum ou summum de sa consommation d’oxygène. C’est ce que l’on appelle la puissance aérobie. Dans le sport, le mot aérobie sert à décrire un effort qui se trouve limité par l’apport d’oxygène aux cellules. La consommation maximale d’oxygène à l’effort s’évalue en litres d’oxygène consommés par minute ou plus fréquemment en ml d’oxygène consommés par minute, divisés par le poids du corps en kilos. (ml/mn.kg) c’est ce que l’on appelle la VO2 max. Elle oscille entre 1 litre (15 à 20 ml/mn.kg) pour les personnes très faibles à l’article de la mort jusqu’à 8 voire 9 litres (80 ou 90 ml/mn.kg) chez les meilleurs sportifs. En fonction du pourcentage de VO 2 max la durée de l’effort sera variable :
Si depuis des années, on évoque les performances en termes de muscles, d’oxygène et de carburant, certains physiologistes comme Tim NOAKES (sud africain) propose une nouvelle façon de voir les choses où le cerveau déciderait de tout, même de la VO 2 max. Dans son dernier ouvrage (Lore of running, 2003) NOAKES, rappelle que les muscles obéissent à des messages en provenance d’une zone spécifique du cerveau appelé cortex moteur. Dans sa nouvelle hypothèse, le niveau de performance serait dicté par la commande cérébrale via les impulsions électriques qui favoriseraient ou empêcheraient au contraire certains recrutements de fibres musculaires. En fait c’est le cerveau qui déciderait de poursuivre ou d’interrompre l’effort. Cela dans le seul but de protéger notre muscle cardiaque. Le principal frein à la poursuite d’un effort en endurance, ne serait donc pas la consommation maximale d’oxygène, mais la préservation de la bonne santé cardiaque. Cette idée d’une régulation cérébrale de l’effort aurait évidemment des répercutions en matière d’entraînement En répétant des efforts jour après jour, on ne viserait pas seulement le renforcement du système cardio-vasculaire ou des muscles impliqués dans le mouvement, on ferait aussi l’éducation de son cerveau afin qu’il optimise progressivement le recrutement musculaire sur base d’expériences antérieures. Cela expliquerait notamment pourquoi il est si important de s’entraîner aux allures de la compétition. À l’inverse, lorsqu’on dépasse les conditions d’exercice pour lesquelles on a été préparé, on risque de ressentir soudain une grosse fatigue s’abattre sur soi sans crier gare.
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